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    Une discussion sur des alternative

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    bradan

    Messages : 2
    Date d'inscription : 17/01/2012

    Une discussion sur des alternative

    Message par bradan le Mar 17 Jan - 6:54

    Bonjour, j'ai trouvé ça en parcourant un forum de jeux vidéos:

    ---


    [QUOTE=MrBeaner;5053460]Oui, au bémol près que pour avoir une connaissance parfaite du rendement de son investissement, l'agent doit prendre du temps. Il faudrait donc que le maléfice du temps passé à s'informer soit inférieur au bénéfice qu'il tire de son investissement.[/quote]
    Je pense que tu vois juste. Les investisseurs actuels ont le même problème et se reposent sur les agences de notations, les services financiers, les services statistiques. Sans renoncer à ce genre de données, je pense qu'il est essentiel de permettre à chacun de développer un réseau de confiance (personnes) et de références (définitions, citations, données historiques) en lui donnant un espace et des outils internet spécifiques à la prise d'information, d'opinions et d'informations en de sources reconnues par l'utilisateur - et il faudrait sans doute ajouter une dose d'aléatoire afin de maintenir une ouverture sur la différence. J'ai un projet dans mes cartons de ce genre. En une génération, cela donnerait des citoyens réveillés, très résistants à la propagande.



    C'est toute la problématique de l'esprit du capitalisme (ici financier). La théorie part de l'idée que si on joue sur le côté égoïste de l'homme, on arrive à un meilleur résultat que si on se base sur sa bonne foi.
    Meilleur, à condition de cacher les perdants sous le tapis.




    1) Si tu es prêteur à taux nul, tu es préféré à tous les autres par les demandeurs d'argent (car ils devront te rembourser moins). Ce n'est donc pas un obstacle.
    Tu trousses le problème à l'envers (prêter pour prêter n'a aucune importance, peu importe qu'il y ait abondance de demandes).
    Si l'intérêt du prêt est dans le taux d'exploitation que tu peux prélever à l'effort que tu finances, dans la part que ôteras au projet, tu parasites ce que tu aides; en cumulant, cela devient étouffant, esclavisant, vampirisant. La dette avec intérêt est une règle vicieuse (contreproductive, toxique, pernicieuse) qui récompense les plus usuriers: pour être gagnant dans ce jeu économique, il faut prendre des risques et exiger d'énormes retours sur l'investissement: on récolte en bout de course des carcasses drainées de leur vitalité, des esclaves suppliant de leur laisser une petite goulée d'oxigène jusqu'à la prochaine échéances, et de sinistres maîtres financiers, dont les tentacules étendent leur ombre jusque dans les matrices de nos compagnes, conjurant des dettes sur l'humanité à venir, asphyxiant son futur, alourdissant l'horizon de nuages sombres, plombant son potentiel, flinguant la destinée de 99% des individus du début à la fin de l'homo sapiens sapiens.
    Ce serait stupide de pas changer les règles, non?

    Le but de la nouvelle règle - de toute nouvelle règle - est de rendre le mécanisme virtueux au lieu de vicieux. Et puisque l'argent ne vaut que la valeur sociale qu'on veut bien lui conférer, que cette valeur soit le bonheur des autres. Qu'on le juge à cette aune. Que la récompense d'un investissement à taux 0 soit de donner du jus à une entreprise dont les effets quotidiens et futurs nous plaisent. Que la réalisation du projet soit la récompense.

    2) Les acteurs choisissent leurs préférences : si certains ne veulent qu'accumuler du capital, qu'ils le fassent. Ils n'empêcheront en rien les autres de prêter à taux nul, bien qu'ils deviendront certainement plus riches que ces derniers au fil du temps.
    Les capitalistes n'empêchent pas les autres d'être humains. Quoique, il deviennent riches, et obtiennent le pouvoir de décider qui fait quoi. Tout compte fait, les financiers ont réduit à l'esclavage la planète entière. Ce ne sont pas les ouvriers les responsables. Ce ne sont pas leurs guéguerres pour des miettes de pouvoir.
    Ce sont les maîtres. Des vampires. On nous zombifie. Nous sommes de la chair à travailler pour les grandes fortunes. Nous obéiront à leur argent, ils peuvent nous convaincre, nous les pauvres, de travailler à ce qu'ils nous diront de travailler. Pour des objets, pour de l'abrutissement, pour des drogues multi-médias, pour une vie d'ignorance, de soumission, de routine, de misère, de renoncements, d'espoirs mesquins, une vie diurne morose, des nuits sans rêves?


    L'idée, c'est surtout que rien n'empêche quelqu'un qui a du blé d'en prêter à taux nul.
    La mienne, c'est de mettre des limites au profit et à l'exploitation des autres. Si tu devais choisir de rêver aux conséquences, laquelle des deux commencerais-tu à mettre en application dans ta propre vie, ton entourage?

    Ça ne se fait pas parce que généralement les détenteurs de fonds préfèrent un prêt à intérêt. En soit, ça n'est pas trop mauvais, sauf lorsque l'emprunt devient une nécessité pour l'agent (comme aux State ou alors pour certains États aujourd'hui). Là peuvent apparaître les effets pervers du système.
    L'argent n'est rien. Pfft. Je le déclare nul et non-avenu. C'est du papier. Ca brûle, Serge nous l'a montré - que brûle un cierge à Serge en son ressouvenir -. L'argent n'a aucun pouvoir intrinsèque, c'est une idée, une promesse, un accord: c'est dans l'esprit que ça se passe.
    Basé sur les règles du monopoly, sur la beauté de coquillages-porcelaines, sur la rareté d'un métal brillant, sur des milliards de milliards de "papier incopiable", sur un chiffre affiché par un écran d'ordinateur, sur un oui ou un non, sur un bit, sur du bruit, du vent, du rien, du fantasmagorique, l'argent n'est rien. C'est sa réalité. Nous sommes dans un mauvais rêve, un mauvais trip. Nous avons choisi les mauvaises règles.
    L'argent ne mérite pas le pouvoir qu'il a sur les gens. Il n'est que l'intermédiaire de bonnes volontés? Ils président à la bonne réalisation des échanges? Vraiment?
    Cet huissier présent à toutes les magouilles, cet avocat défendant les gangsters, ce politique menteur et véreux, ce prostituté scandaleux sans âme ni valeur, ce truand assoiffé de pouvoir, ce mesquin égoïste, ce porteur de malheur, cet absent cruel ne procurant nul réconfort, cette merde qui empoisonne notre existence de la naissance à la mort, la course après le pompon, la carotte de l'homme.
    - Achète le hochet de tes désirs, mon bébé. Si tu fais un travail d'une heure, pour moi, tu en auras acheté une part. Un abonnement mensuel peut-être? Un prêt quotidien sous conditions renouvelables?

    L'argent, MrBeaner, n'est rien. S'il faut inventer une liquidité pour faciliter les échanges, que ce soit l'équité du temps de travail pour obtenir la même chose.
    Personne ne détient de fonds, de pouvoir sur les autres, à moins d'avoir été investit d'une mission, à moins d'avoir été mandaté à faire plus (ou mieux) ce qu'il fait. L'argent est la récompense du travail uniquement, et se mesure objectivement en unités de temps passées au travail.
    Le reste, c'est de la tentative de subordination, c'est le jeu des rangs hiérarchiques, c'est la course au pouvoir, la ruée pyramidale vers le sommet de la pyramides, c'est jouer les energumènes jouant des coudes et s'extirper en une idiote pyramide du néant comme le baron de Münchhausen se tirant des eaux.
    Lorsque quelqu'un est dans la nécessité, c'est un devoir de solidarité de l'aider gratuitement à redevenir autonome. On enseigne à pêcher, on prête à taux zéro, on donne. Connais-tu la parabole du religieux qui aide une loque à redevenir humaine, puis au bout d'un an lui demande de devenir un esclave? Réclame-t-on une dette d'intérêt à un ami?

    Avec les prix basés sur le temps, il n'y aura plus d'inflation, sauf en cas de recul technologique.
    Les prix sont basés sur le temps que l'on veut bien mettre à les fabriquer et donc obtenir.

    Tout doit être affiché en prix réel.
    Si quelque chose nous semble trop cher, appliquons-nous à en perfectionner la production, jusqu'à ce que prix, temps de production et qualité soient au rendez-vous. Partageons les savoirs et les méthodes, plus elles seront universellement disponibles, et plus les prix seront bas pour tout le monde.

    Il y a des combinaisons heureuses, n'est-ce pas?
    Cela commence à faire de la synergie... on vit mieux, tous.
    Ceux qui ont résolu un problème donne les moyens de sa résolution aux autres.

    Ce n'est qu'une question d'organisation, d'économie.
    Le grand wiki universel des rôles: qui fait quoi? que voudriez-vous faire parmi les postes possibles et acceptables? que suggérez-vous? que chacun édite sa propre page, et que l'on commence à rendre d'accord les gens en formant des équipes synergiques: mutualisme, open source, copy left, etc.

    Tiens, une idée pour Stallman: répandre une oeuvre de l'esprit sur tous les medias, avec une condition d'utilisation: qu'on n'ait pas le droit de la diffuser sans en permettre la diffusion du contexte.

    Les idées sont innombrables. Le futur est brillant de belles voix. Il est temps de casser la frêle coquille du mal qui semble envelopper le monde: dehors, c'est la page blanche qui attend d'être écrite par la race humaine.
    Les histoires possibles sont aussi nombreuses que les rêves se renouvellent.
    Une histoire généreuse pour tous, aimable, solidaire, fermement et tendrement égale, équitable, libre, amicale.
    Pourquoi pas?

    Entre dans la danse.
    La danse aux routes multiples et sans fin, se déroulant:
    rêvons les utopies, écrivons-en les programmes, les constitutions, testons-les virtuellement, démocratiquement, et choisissons de vivre selon celle qui nous plaît le plus tout en respectant les lois consensuelles.

    Article 0:
    1. Chaque individu a une voix.
    2. Nul n'est au-dessus d'un autre.

    Article I:
    1. le consensus fait loi.
    2. Plus le consensus approche les 100%, et plus l'opposition sera fermement bloquée dans ses intentions liberticides.

    Article II:
    1. La liberté consiste à agir en accord avec ses décisions.
    2. L'action de chaque être humain modifie le degré d'auto-accord d'individus, dont lui-même. C'est la multiplication de chacun de ces scores qui définit la mesure d'un impact sur l'harmonie totale.

    Etc...

    Les bibles économiques et politiques sont infinies, ce ne sont que des briques de légo.
    Nous pouvons construire ce que nous voulons.

    Nous pouvons construire un monde fabriquant des vaisseaux spatiaux, de la technologie, de la science, de la philosophie, de la joie de vivre, de la nature, du bon temps.
    Les tâches ingrates dérangeant tout le monde, chacun a intérêt à participer à leur automatisation afin de les rendre moins chers, jusqu'à l'idéal temps = 0: gratuit, automatique.

    Service public:
    fournisseur de services gratuits et automatiques, open-source, configurables, copy-left.


    Pourquoi ne pas poursuivre l'imagination à plusieurs?
    Pourquoi ne pas décrire une société utopique?
    Pourquoi ne pas débattre des désaccords?
    Pourquoi ne pas essayer d'autres solutions?
    Pourquoi pas?
    Pourquoi ne pas rêver, rêver, rêver tout le temps comme dans un flux sans relâche sans virgule la pause se faisant d'elle, à l'envie, par gentillesse.
    Pourquoi ne pas rêver d'autres temps passés ou à venir, d'un autre monde?
    Another Earth, just the same, but different?
    Où les gens seraient féconds.
    Comme leurs champs, leurs bois, leur océans, leur gaïa.
    Parce qu'ils le peuvent.
    Parce qu'ils l'ont tenté, et l'ont réussi.

    Parce qu'un indigné a trouvé un bout de rêve.



    Oui, c'est surtout une divergence d'opinion sur ce qui est attendu du comportement humain qui crée la divergence de point de vue entre ceux qui défendent le système tel qu'il est aujourd'hui et ceux qui le défendent. Ma foi, il appartient aux élus de trancher sur laquelle ils adoptent lorsqu'ils décident d'adopter de politiques publiques (dont budgétaires).



    Situation concevable, mais certains avancent que cette situation peut donner lieu à un certain arbitraire sur le déroulement de l'investissement puisque ça ne repose que sur l'adhésion ou non au projet d'investissement (ce qui est souvent critiqué dans la politique d'aide du FMI aux pays en développement ; elle prêt à conditions politique ; on retrouve un peu de cette situation dans le sauvetage de la Grèce, avec des fortes exigences de la part des créanciers).

    On peut spéculer à tort et à travers, c'est difficile de prévoir les conséquences d'une révolution du système. Raison pour laquelle je comprend qu'on cherche à épuiser le maximum de ressources de celui dont on dispose aujourd'hui. Ton idée n'est pas mauvaise mais peu prévisible du fait de la composante humaine altruiste que tu lui donnes, ce qui pourrait refroidir plus d'un économiste qui aime plutôt les comportements animaux et primitifs, les belles fonctions et les études sur le comportement inconscient.

    Je me demande comment je vais dire à mes enfants que notre modèle de marché se base sur un modèle d'individu à l'opposer des valeurs que je veux leur transmettre. Et que ça marche pas si mal, m'est avis.
    "la fin justifie les moyens"
    "l'argent vaut d'avoir une vie moche au quotidien"
    "la maximisation du profit vaut de faire le mauvais choix"


    Toi! La réalité nous appartient, et à personne d'autre que nous tous.

      La date/heure actuelle est Sam 22 Juil - 16:54